photo DR © Fondation Jérôme Seydoux-Pathé DR. © Orex Films
26 juin 2017  / Expos

Montmartre, décor de cinéma au musée de Montmartre

Gregg Michel
26/06/2017

Selon Jean Renoir, « les escaliers de la butte sont durs aux miséreux ». Il aurait pu ajouter « mais doux pour les cinéphiles ». Paris, ville romantique par excellence, a toujours inspiré le 7e art, et Montmartre ne déroge pas à la règle : de François Truffaut à Woody Allen en passant par Jean-Pierre Jeunet ou Baz Luhrmann, tous ont arpenté ses places, ses ruelles. Et ses escaliers. Une grande exposition retrace leurs histoires.


Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. Jean-Pierre Jeunet, 2001 Jean-Pierre Jeunet, Mathieu Kassovitz et Audrey Tautou au café Les 2 Moulins (c) Bruno Calvo

Le musée de Montmartre propose plus qu’une simple visite, c’est un véritable voyage dans le temps, partant du Gaumont Palace de la Place Clichy, le plus grand cinéma du monde à la fin du xixe siècle, pour arriver doucement à l’appartement d’Amélie Poulain. Interactive, l’exposition propose un audioguide de luxe en la personne de Marcel Aymé, le célèbre Passe-Muraille montmartrois, qui narre et conte son quartier, ses poulbots gouailleurs et ses résidents célèbres. Des extraits de films remontant jusqu’à 1912, comme L’attrait de Paris de Gérard Bourgeois, dépeignent ce qui a charmé tous les cinéastes depuis : Le Sacré-Cœur et sa vue panoramique (Un Américain à Paris, de Vincente Minnelli, 1951), le Moulin Rouge et ses danseuses irrésistibles (Moulin Rouge, de John Huston en 1950 ou de Baz Luhrmann en 2001), ou encore la station de métro Barbès-Rochechouart, qui sera intégralement reconstruite à l’identique pour Les Portes de la nuit, de Marcel Carné, en 1946.


Julien Duvivier, 1956 Amarande et Fernandel Photographie tirage moderne. DR © Collection La Cinémathèque française

Les films permettent de tout couvrir, des histoires d’amour compliquées aux revers d’argent, des conflits larvés aux excès en tous genres. Montmartre est plus qu’un décor, c’est un véritable personnage au cœur de toutes ces intrigues, qui respire, vit et chante devant la caméra. Photogénique à l’excès, le quartier sait se laisser flatter et capturer par celles et ceux qui le méritent. La course folle en plan-séquence de Claude Lelouch pour C’était un rendez-vous en est le parfait résumé : lorsque la voiture s’arrête à la fin de son périple, c’est évidemment devant le Sacré-Cœur, pendant qu’une jeune femme monte les escaliers. Tout est là, tout est dit.


Boulevard. Julien Duvivier, 1959 Photographie en noir et blanc Jean-Pierre Léaud et Monique Brienne. Crédit : photo DR © Fondation Jérôme Seydoux-Pathé DR. © Orex Films 

Au visiteur maintenant d’arpenter les couloirs du temps et de se laisser porter par les photos, les détails, les sensations, la vie même de cette butte que rien ne semble atteindre, ce cœur sacré et consacré qui martèle ses quatre cents coups sur l’écran noir du ciel parisien depuis des décennies, sans lasser d’inspirer. « Les ailes des moulins protègent les amoureux », continue la chanson. « Du septième art », pourrait-on ajouter.

Montmartre, décor de cinéma jusqu'au 14 janvier au musée de Montmartre, Jardins Renoir, 12, rue Cortot, 18e, M° Lamarck-Caulaincourt. Tlj de 10 h à 18 h. Tarif : 11 € (réduit : 9 €). www.museedemontmartre.fr

Infos
Lieu

musée de Montmartre (Jardins Renoir)
12 rue Cortot
75018 Paris

M° Lamarck-Caulaincourt

Horaires

Jusqu'au 14 janvier
De 10 h à 18 h

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